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mardi, 01 janvier 2008

AMIS DE LA POESIE (1)

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LE PIGEON VOYAGEUR

Las des murs et du ciel couleur de mon cafard,
Je décidais un jour de larguer les amarres.
Citoyen de Paris, logeant au Sacré-Cœur,
Me voici volatil se voulant voyageur.

Dès le matin suivant, pourtant la ville dort,
J’ai rejoint la vigie de la plus haute épave
Et prenant mon élan adossé à l’aurore,
Me voilà m’envoler du voilier de Gustave.

Sifflotant un grand air tout en sol et en ré,
Je partais librement pour la grande aventure.
L’albatros à côté n’a pas fière envergure,
Tandis que je fendais l’azur ensoleillé.

Au détour d’un nimbus je croisais la flottille
De parents éloignés mais bien de ma famille.
Comme j’en connaissais sur la vie des migrants,
Je redressais mon cap sans recours au sextant.

C’est lorsque les rayons du grand astre pâlirent
Que je cherchais l’abri sous le toit d’une cloche.
J’y fut bien accueilli, moi qui ne sait pas lire,
Par un cousin germain, un facteur sans sacoche.

Ayant repris mon vol, ma stupeur fut grande
De respirer déjà les embruns atlantiques.
Pas de quoi cependant me rendre pathétique,
Je ris avec les mouettes en survolant les brandes.

MÔA




Aux sombres héros de l'amer
NOIR DESIR

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