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jeudi, 02 août 2007

L'AGE D'OR DE LA DOPE

590da158c29ef2cc299d226e7b0c9e06.jpgMême s’il peut paraître dérisoire, voire anecdotique, il existe un sujet d’actualité qui prend bonne place dans le baromètre de l’hypocrisie sociétale : le dopage !

Tout d’abord, il est troublant de constater que cette pratique concerne uniquement le domaine sportif. Pour tous les autres – hommes d’état, hommes politiques, hommes de l’art, hommes d’affaires, hommes des médias, hommes de loi, hommes de main, etc. - pas de contrôles, pas de problème. C’est parfois même prescrit sur ordonnance.
Alors pourquoi les sportifs c’est pas pareil ? Peut-être parce que le sport est un palliatif à la guerre entre nations. Et que la guerre, Môssieur, on la fait proprement ! C’est déjà bien assez sale comme ça… Nos chevaliers des terrains, nos trouffions de la piste, nos cobayes de la route sont donc priés d’être sains aux yeux du public béat d’adoration. La religion de l’effort ne supporte pas la disgrâce tandis que celle de la mort est réservée à l’export.

Ensuite, il est étrange de remarquer que ce fléau ne sévit pas dans toutes les disciplines sportives. Jamais millionnaire de la petite balle blanche n’est tombé dans le trou. Jamais as du volant roulant sur l’or n’a sniffé la ligne blanche. Jamais golden boy du ring n’a mordu la pomme. Jamais raquetteur brillant comme un diamant n’est pris dans les filets. Et il n’y a que des sangs purs dans les hippodromes. Quand aux stars aux pieds d’argent, ils se font parfois choper pour un pétard (mdr) et lorsqu’ils sont cocaïnomanes, ils tombent pour un produit en vogue dans toutes les universités...
Je pense que le dopage est au sport ce que le chien est au berger : le moyen de contrôler le cheptel pour mieux faire prospérer le patrimoine. Tous les pouvoirs, y compris le quatrième, tirent un rideau de fer pour mieux protéger le coffre-fort. Ils savent bien que la poule ne mange pas que du grain pour pondre de l’or mais ils partagent l’omelette. Les vétérinaires font leur métier et les secrets sont bien gardés. Ils doivent parfois sacrifier un goret, quand le peuple renâcle du téléviseur, sans pour autant nettoyer la porcherie.

Enfin, il est complexe d’affirmer, avec certitude, que telle substance ou tel acte médical est une pratique dopante. La définition théorique pourrait ressembler à ceci : augmentation de la capacité physique ou mentale par un procédé non accessible à tous et pouvant mettre en péril la santé. La règle pratique est cela : un processus est dopant s’il est prohibé par le code de l’Agence Mondiale Antidopage, organisation gérée et financée par les pouvoirs publics et les instances sportives. Tiens, tiens… Nous y revoilà !
Les pouvoirs sportifs, ces grandes multinationales, étant moralement hors de tout soupçon (pas de corruption, pas de malversation), étant garants de l’équité des compétitions (pas de magouille, pas d’embrouille) devraient donc légaliser le dopage dans le sport professionnel. Cela éviterait aux journalistes et aux (télé)spectateurs de faussement s’indigner chaque mois de juillet. Cela permettrait de concentrer la lutte contre le dopage dans le sport amateur où il fait des ravages pour des poignées de moules. Cela laisserait l’espoir qu’un français gagne le tour de France.

MÔA





EPO te quiero
LA PLAGE





Ben Johnson
envoyé par jmmoa



LES GUIGNOLS : Virenque et Pantani







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