samedi, 10 février 2007
LICENCE H
Il me paraît incontestable que le cannabis est prohibé et diabolisé dans nos blanches sociétés depuis le moyen âge sur des motifs racistes ! Tour à tour « drogue » des sorciers hérétiques (Pape Innocent VIII), des égyptiens (Bonaparte), des indiens (USA), des mexicains (USA), des noirs (jazzmen) et maintenant des arabes, ce produit ne répond pas aux exigences morales du monde cathoccidental (« Buvez, c’est mon sang »).
Pourtant, à différents égards, on ne peut nier que ce psychotrope (car c’en est un !), est bien moins dangereux que les drogues légales : pas de dose létale, pas d’accoutumance physiologique par exemple. Comme disait l’autre : « on a jamais vu un type fumer un joint et taper sa femme ! ».
Toutefois, il faut savoir que ces prétextes servent très souvent à justifier les desseins économiques de certaines industries : textile (invention de la fibre synthétique), chimie (invention de l’aspirine puis des somnifères, anxiolytiques, antidépresseurs et autres neuroleptiques), mafia (prohibition de l’alcool), viticulture et alcooliers (évidemment !).
Je pousse même le carton (euh, le bouchon), en m’interrogeant sur le fait qu’un puissant pays comme le notre ne puisse tarir la quasi-unique source d’approvisionnement de l’économie souterraine afférente au haschisch, sise dans une monarchie où nos entreprises de BTP prospèrent grâce justement aux fonds étatiques générés notamment par la culture du chanvre…
Le problème, c’est que cette hypocrite politique prohibitive génère dans nos belles démocraties un véritable problème. Un grave problème de société, de santé publique, d’éthique !
On constate, en effet, que nombre d’adolescents (voire d’enfants !) consomment du cannabis en abondance, avec une grande fréquence et avec précocité, à tel point que l’on peut parler de cannabisme infantile. Or, comme d’une part « une drogue n’est pas un produit mais l’usage qu’on en fait » et que d’autre part un psychotrope ne doit pas s’adresser à de si jeunes sujets, j’affirme que nous creusons la tombe de nos enfants : il n’est qu’à se renseigner sur le nombre croissants de décès par suicide parmi les jeunes. Bien sûr, il ne s’agît pas d’établir un rapport direct de causalité entre consommation de haschisch et suicide juvénile. Mais on peut penser que ce produit est un facteur concomitant, voire peut-être aggravant de ce terrible et macabre phénomène. Et s’il l’est, c’est autant par sa nature (tout fumeur de H connaît la mélancolie et/ou les « trips paranos » qu’il peut générer) que par son aspect d’interdit (alors qu’il est plus aisé de trouver du shit que du boulot) qui séduit tant un psyché en construction.
De plus, sans aller jusqu’à l’autodestruction, le cannabis consommé si jeune peut provoquer des phénomènes de désocialisation rédhibitoires se caractérisant particulièrement par une perte de motivation et d’application dans la scolarité.
C’est pourquoi il est urgent d’agir et donc de légiférer. Je suggère donc la création d’une « licence H », accessible par exemple aux buralistes, donnant le droit de vendre du haschisch sous le contrôle de l’Etat et qui permettrait de juguler le trafic souterrain et par là d’éloigner la jeunesse de ce péril. Elle accorderait, en outre, aux consommateurs adultes et responsables, des gages de qualité et de sécurité (mais là n’est pas la motivation de mon propos).
Légalisez la ganga
Florence Foresti - Le canabis
envoyé par jmmoa



13:15 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, société














Commentaires
Je n'aurais pas mieux dit ;-))
RM
Ecrit par : Prince de Kabylie | jeudi, 15 février 2007
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